JEUX DE RÉSEAUX

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Le problème lorsque l’on s’occupe de la com’ des autres, c’est qu’on en oublie la sienne!

Je fais un tour d’horizon rapide pour voir mon propre impact sur la toile et je m’aperçois qu’il est encore pire que le niveau zéro. Il faut procéder par étape: d’abord ouvrir des comptes: LinkedIn, youtube, google+…. Évidemment les images de profil ne sont jamais au même format, une fois ma photo devient un timbre poste, la fois suivante la moitié de ma tête est rognée… Bref, rien que de créer de « jolies » pages de profil me prend toute une après-midi. Épuisée, je me dis qu’une autre journée de non-existence sur le net ne me tuera pas.

Le lendemain matin, café en main j’allume mon ordi ( a défaut d’une cigarette! 😦 ) avec pour mission de trouver des amis virtuels. Les réseaux sociaux ont cette capacité fabuleusement horrifiante de faire croire au monde qu’il est vu et apprécié par des centaines d’autres personnes qui croient elles même faire partie de tout ce système.

Je me demande donc par quelle supercherie vais je commencer? Pourquoi pas Twitter. J’ouvre ma page et regarde hypnotiquement mon nombre d’abonnés: 2. Le jeu des # et de la course aux abonnements commencent, mon nombre d’abonnés augmentent, enfin fluctuent plus exactement. Et oui la toile est impitoyable: si une personne interagit avec ma publication et qu’en retour je ne fais pas de même dans les 5 minutes, le jeu se fini pas un match nul et le nouvel abonné disparaît aussitôt de mon score pour glaner ailleurs les précieuses petites flèches. Résultat en quelques heures mes abonnés sont passés de 2 à 23 pour finir à 6!

Allons jouer ailleurs: sur Instagram, ce réseau social basé sur l’image. Là le jeu est pipé dès le début car en trois clics je télécharge un logiciel qui, alors que je ne suis suivie que par une vingtaine de personnes, me génère des petits cœurs par centaine… Arnaque? C’est un peu plus subtile. Les personnes qui disent « aimer » ma photo existent bien. Est ce qu’ils apprécient vraiment mes talents graphiques? La question restait ouverte, ce qui est sûr c’est qu’ils apprécient vraiment la monnaie virtuelle que leur rapportent leurs clics sur le cœur en bas de chaque image qu’ils voient.

Les réseaux sociaux commencent à m’écœurer. C’est étrange comme la vision des choses peut changer lorsque l’on s’occupe de sa propre image.

Finalement je me connecte à mon Facebook personnel en me disant qu’au moins ce sont des gens que je connais et que tout ce cirque résonne un peu moins faux…. Impossible de me connecter, une page s’ouvre:” Identification requise: un ami nous a signalé que votre nom de profil Facebook n’est pas votre vrai nom d’identité Aidez nous à vérifier votre identité, dans l’attente votre profil est suspendu”.

Je n’en crois pas mes yeux! Si même mes amis Facebook qui, comme tout le reste du monde virtuel, étalent ses plus beaux moments photoshopés agrémentés de quelques articles de presse intello ne sont plus mes amis, comment vais je faire pour moi aussi retoucher ma vie et l’étaler dans les méandres du 2.0?

Anéantie, je me retrouve sur WordPress, pour me consoler. Je suis au moins sûre d’une chose: ici je serai lu par mes abonnés, enfin mon abonné, bon ok par moi…. Bah oui il faut bien que je me relise pour corriger les fautes 😉

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J’étais sur un des mes logiciels de prédilection: une fenêtre ouverte pour tester mes nouvelles « brushes » fraîchement téléchargées, une autre pour réaliser mon dessin. Jusque là rien d’inhabituel, mais une fois ma réalisation terminée je clique sur ma fenêtre  » test » et je découvre que tous mes clics aléatoires se sont transformés en véritable tableau contemporain  😉

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De l’encre et de l’eau

L’encre a un côté fascinant: à la fois dense et indélébile, elle peut aussi être douceur et transparence.

L’encre a un côté fascinant: à la fois dense et indélébile, elle peut aussi être douceur et transparence. Ce n’est pas un medium simple à apprivoiser, il est imprévisible et surtout intransigeant.

J’aime le travailler en commençant avec beaucoup d’eau, la couleur flotte et se mélange pour laisser voir les premières formes. Quelques fois c’est l’encre même qui guide mon dessin en faisant apparaître sous mes yeux des lignes inspirantes.

Puis, plus la peinture se construit, plus j’utilise la couleur pure. J’ abandonne la subtilité de la transparence pour le caractère indomptable de l’encre. Le retour en arrière n’est pas permis, j’avance avec prudence en essayant d’arriver à mi-chemin entre l’évanescence de la tâche et le trait maîtrisé du pinceau.